Ce week-end dans le Var : entre rires, chevaux et mémoire des pierres

16 septembre 2026 · La rédaction de Sortir en Provence-Alpes-Côte d'Azur · Var

Ce week-end dans le Var : entre rires, chevaux et mémoire des pierres

Le Var ce week-end se transforme en une scène où se croisent l’humour, le sport équestre et la redécouverte de son patrimoine. Trois fils conducteurs qui, loin de s’opposer, dessinent une carte des possibles où chacun peut trouver son rythme.

Un vendredi pour rire à Draguignan

C’est au Pressing Comedy Club que tout commence, ce vendredi 4 septembre. Un lieu qui porte bien son nom : ici, l’humour est une lessive qui nettoie les esprits. Le principe est simple : un plateau ouvert à de nouveaux talents, une scène qui change de visage à chaque édition. L’entrée est gratuite, mais une réservation à deux euros permet d’assurer sa place dans ce petit théâtre où les rires résonnent sans filtre. À 20h, l’ambiance monte d’un cran, et Draguignan devient, le temps d’une soirée, la capitale varoise du stand-up.

Samedi et dimanche : le Haras de Gassin vibre au rythme des sabots

Si le vendredi est fait pour les mots, le week-end s’annonce sous le signe des chevaux. Le Haras de Gassin, déjà connu pour avoir accueilli douze concours internationaux en 2025, devient le théâtre d’un événement d’envergure : le Jumping Gassin International - Longines League Of Nations™. Des épreuves de niveau 3*, 2* et 1* y seront disputées, avec des cavaliers venus du monde entier. Mais ce qui frappe, c’est l’alliance entre la technicité des compétitions et le cadre du site. Le Haras, niché entre les collines et la lumière de Saint-Tropez, offre une toile de fond où le sport et l’élégance se répondent. Un lieu où l’on vient autant pour les performances que pour l’atmosphère, entre les hennissements des chevaux et le cliquetis des sabots sur la piste.

Les Journées du Patrimoine : un week-end pour voir autrement

Les Journées européennes du Patrimoine ne sont pas une simple succession d’ouvertures de musées. Ce week-end, elles prennent une dimension particulière dans le Var, avec des propositions qui sortent des sentiers battus. À Roquebrune-sur-Argens, deux expositions se répondent : l’une, en extérieur, « Patrimoine bâti en danger : Les traces du passé », installée le long de la Rue des Portiques et du Boulevard de la Liberté, et l’autre, à l’intérieur de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul, consacrée à la restauration du retable Saint-Jean-Baptiste. Ces expositions ne se contentent pas de montrer ; elles alertent, elles racontent, elles invitent à regarder ce qui, souvent, passe inaperçu.

À La Seyne-sur-Mer, deux balades commentées offrent une plongée dans l’histoire locale. La première, sur « l’aquaculture dans la baie de Tamaris », révèle un pan méconnu du territoire, où l’homme et la mer ont tissé des liens depuis des siècles. La seconde, « Tamaris à la belle époque », fait revivre un quartier marqué par le faste et les contrastes d’une époque révolue. Ces visites, menées par des passionnés, transforment une simple promenade en une expérience où chaque pierre, chaque vague, a une histoire à raconter.

Un coup de cœur : l’art qui questionne dans les villages du Verdon

Si les événements du week-end captent l’attention, il serait dommage de passer à côté des œuvres disséminées dans les villages du Haut-Var. Quatre installations, quatre artistes, quatre manières de dialoguer avec le paysage et l’histoire. À Châteauvieux, « La Grotte des Fées » de Françoise Franjou joue avec les légendes et les formes minérales, comme un écho aux gorges toutes proches. À La Martre, « Le Devoir de Mémoire » de Benjamin Vasapolli interroge, sans pathos, les traces laissées par les conflits du XXe siècle. Plus loin, à Le Bourguet, « Le Veilleur » de Michel Giuliano semble observer, immobile, les montagnes qui l’entourent. Enfin, à Brenon, « Lei Rore ei Aiga » de Mireille Rouvier célèbre, dans une langue occitane, le lien entre la rosée et l’eau, entre le ciel et la terre. Ces œuvres, accessibles toute l’année, sont des pauses silencieuses dans un territoire souvent associé au mouvement et à l’effervescence. Elles rappellent que l’art, ici, n’est pas un décor, mais une manière de vivre le paysage.

Ce week-end dans le Var, c’est donc une invitation à choisir son tempo : rire un soir, vibrer au rythme des chevaux le lendemain, ou se laisser porter par les histoires que racontent les pierres et les œuvres. Et si l’on en croit les propositions, le plus difficile sera sans doute de décider par où commencer.

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