Ce week-end dans le Vaucluse : quand les vignes, les mots et les mains prennent vie
9 septembre 2026 · La rédaction de Sortir en Provence-Alpes-Côte d'Azur · Vaucluse
Le Vaucluse s’éveille en douceur après l’été, et ce week-end, il invite à ralentir le rythme pour mieux savourer l’instant. Pas de précipitation, pas de programme surchargé : juste quelques propositions pour se laisser surprendre, que l’on soit amateur de vin, de nature ou de créativité partagée. L’occasion, aussi, de découvrir des lieux qui racontent une histoire plus longue que celle d’un simple week-end.
Une dégustation qui se mérite (et se savoure)
À Grambois, le 30 août, les vignes du Luberon ouvrent leurs rangs pour une initiation à la dégustation qui promet d’être bien plus qu’un simple verre de vin. Ici, pas de cave climatisée ni de discours technique assommant : on parle de terroir en marchant entre les ceps, les pieds dans la terre encore tiède de l’été. L’idée ? Comprendre ce que le Luberon a de particulier, entre ses sols caillouteux et son ensoleillement généreux, en goûtant des vins qui en portent la trace. Une parenthèse œnologique qui a le mérite de sortir des sentiers battus – et qui rappelle que le vin, avant d’être une étiquette, est d’abord une histoire de paysage et de patience.
La rentrée culturelle, version Micro-Folie
Si Valréas n’est pas forcément la première ville qui vient à l’esprit quand on pense « culture », son Château de Simiane s’apprête à bousculer les idées reçues. Du 5 au 11 septembre, la Micro-Folie du lieu propose une semaine d’immersion dans des univers variés, comme une réponse à ceux qui pensent que la rentrée doit rimer avec sérieux. Le concept, né d’une initiative nationale, transforme le château en un espace hybride où se croisent numérique, art et partage. Pas de programme figé : on y vient pour ce qui nous intrigue, sans pression, sans attente. Une façon de rappeler que la culture n’est pas réservée aux grandes villes, et qu’elle peut se glisser dans un château du XVIIIe siècle avec autant de naturel que dans une salle de concert parisienne.
Lourmarin, ou l’art de voyager sans bouger
Le 12 septembre, le Salon du Carnet de Voyage de Lourmarin s’installe pour deux jours, et avec lui, une cinquantaine de carnettistes européens. Ce n’est pas un salon comme les autres : ici, on ne vend pas des billets d’avion, mais des fragments de voyages, des croquis de rues lointaines, des annotations griffonnées à la hâte dans un train ou sur un banc. Les conférences et ateliers promettent de plonger les visiteurs dans l’intimité de ces artistes qui capturent l’essentiel d’un lieu en quelques traits et quelques mots. Une belle occasion de se rappeler que voyager, ce n’est pas seulement accumuler des kilomètres, mais aussi savoir regarder ce qui nous entoure – même quand on reste chez soi.
Et si on prenait le temps ?
Ce week-end dans le Vaucluse, c’est aussi une série d’invitations à ralentir. À Apt, le 4 septembre, une randonnée « fraîcheur » propose de découvrir un vallon en s’attardant sur ses secrets : sa géologie, sa flore, son histoire. Pas de performance sportive, pas de chronomètre : juste le plaisir de marcher en apprenant, comme on feuilletterait un livre en plein air. À Avignon, le même jour, les « Babillages » à la bibliothèque offrent aux tout-petits un moment de douceur, entre comptines et histoires, tandis que l’atelier « Le jeu des possibles » invite à inventer des règles de jeu ensemble, comme une métaphore de ce que pourrait être une rentrée plus collaborative. Même l’atelier de pot à crayons à Pertuis, le 12 septembre, joue la carte de la simplicité : un moment créatif pour petits et grands, où l’on fabrique un objet utile en laissant libre cours à son imagination.
Pour prolonger l’expérience
Si ces propositions donnent envie d’aller plus loin, le Vaucluse regorge de lieux qui se visitent bien au-delà d’un week-end. À Avignon, le parcours « Eau vivante, eau cachée » révèle une facette méconnue de la ville, en suivant le fil de l’eau à travers ses ruelles et ses monuments. À Valréas, la Tour de l’Enclave se parcourt à vélo, offrant une vue imprenable sur un territoire souvent éclipsé par ses voisins plus touristiques. Et pour ceux qui aiment allier marche et vin, le sentier viticole du Domaine de Coyeux, à Beaumes-de-Venise, permet de comprendre ce qui fait la singularité des vins de cette appellation, entre muscat et côtes-du-rhône.
Ce week-end, le Vaucluse ne cherche pas à éblouir par son effervescence, mais plutôt à séduire par sa capacité à créer des moments justes, où l’on se surprend à apprécier le temps qui passe. Une qualité rare, et précieuse.
Pour en savoir plus
- Initiation à la dégustation au bord des vignes à Grambois
- Randonnée fraicheur
- La 1ère semaine de la Micro Folie du Château de Simiane
- Midis-sandwichs
- Salon du Carnet de Voyage
- Babillages
- Le jeu des possibles
- Parlons ensemble
- "Chroniques des invisibles"
- Atelier manuel / atelier créatif pot à crayons
- « Avignon, eau vivante, eau cachée », un parcours dans la ville
- 28 - Tour de l'Enclave à vélo
- 6 - D'Orange à Sérignan-du-Comtat
- À pied sur le sentier viticole du Domaine de Coyeux