Le Var en mouvement : quand l'art, la science et la solidarité prennent le relais de l'été
5 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Provence-Alpes-Côte d'Azur · Var
Cette semaine, le Var se pare de nouvelles couleurs. Pas celles, éphémères, des couchers de soleil sur la Méditerranée, mais celles, plus durables, qui naissent des rencontres, des savoirs partagés et des mains qui façonnent la matière. Sainte-Maxime, Draguignan ou encore Hyères deviennent les scènes d’un programme où l’art dialogue avec l’histoire, où la science se fait accessible, et où les liens humains reprennent leur place après les chaleurs estivales.
L’art comme fil d’Ariane
À Sainte-Maxime, deux rendez-vous mettent en lumière la puissance évocatrice des couleurs. D’abord, les Balades aux musées du 26 septembre, où des visites guidées thématiques invitent à redécouvrir les collections locales à travers le prisme d’une teinte, d’un pigment, d’une émotion visuelle. Une façon de voir autrement ce que l’on croyait connaître. Puis, le 1er octobre, l’exposition de Karim Zitouni s’installe. Ce sculpteur, dont le travail explore la métamorphose des matériaux, transforme le bois, le métal ou la pierre en récits silencieux. Ses œuvres, souvent monumentales, jouent avec les contrastes : brut et poli, lourd et léger, ancien et contemporain. Une exposition à ne pas manquer pour ceux qui aiment l’art qui résiste, qui interroge, et qui, surtout, ne se contente pas de décorer.
Le 5 octobre, la dia-conférence sur Marc Chagall prolonge cette réflexion sur la couleur, mais en y ajoutant une dimension musicale. L’univers de Chagall y est présenté comme une partition où chaque touche de peinture répond à une note, où chaque personnage semble danser sur une mélodie invisible. Une approche originale pour comprendre comment l’artiste a transcendé les frontières entre les arts.
Quand la science se fait humaine
À Draguignan, deux conférences offrent des éclairages inattendus sur nos origines. Le 5 octobre, Histoire et Société propose une plongée dans les relations entre les Russes et Nice, un chapitre méconnu de l’histoire azuréenne. Comment l’hivernage sur la Côte d’Azur est-il devenu une tradition pour l’aristocratie russe ? Quels liens se sont tissés entre ces deux cultures ? Autant de questions qui révèlent que l’histoire locale est souvent plus riche qu’il n’y paraît.
Le lendemain, le 6 octobre, la conférence Aux origines gestuelles du langage aborde une question plus universelle : et si le langage humain était né des gestes plutôt que des sons ? Adrien Meguerditchian, spécialiste des primates, y explore les similitudes entre nos modes de communication et ceux de nos cousins les grands singes. Une réflexion passionnante pour quiconque s’intéresse à ce qui nous rend humains.
À Bormes-les-Mimosas, le Musée sensoriel des abeilles et de l’apiculture (le 2 octobre) propose une expérience immersive où l’on suit le parcours du miel, de la fleur au pot. Une ruche vivante, des installations multimédias et des dispositifs tactiles permettent de comprendre le rôle essentiel de ces insectes, bien au-delà de la simple production de miel. Un lieu qui rappelle que la nature, même domestiquée, reste une source infinie de fascination.
Solidarité et transmission
Cette semaine est aussi celle de la Semaine Bleue, dédiée aux seniors. À La Cadière-d’Azur et Draguignan, ateliers mémoire, chants, repas partagés et jeux sont organisés pour célébrer les contributions des aînés à la vie locale. Un moment de convivialité qui rappelle que le vieillissement n’est pas une fin, mais une autre façon de participer à la société. À Toulon, le 6 octobre, les Journées des Aidants mettent en lumière un autre visage de la solidarité : celui des proches qui accompagnent au quotidien des personnes avec un trouble du spectre autistique. Une journée pour leur offrir un temps de répit, mais aussi pour échanger et se sentir moins seuls.
Enfin, pour ceux qui préfèrent les défis sportifs, le Grand Slam Français à Hyères, le 4 octobre, promet des matchs intenses et une ambiance électrique. Un événement qui montre que le Var, terre de soleil, est aussi une terre de compétition et de passion.
Et si on prenait un peu de hauteur ?
Pour sortir des sentiers battus, le territoire des Lacs et Gorges du Verdon offre une parenthèse artistique inattendue. Quatre œuvres d’art contemporain jalonnent les villages de Châteauvieux, La Martre, Le Bourguet et Brenon. La Grotte des Fées de Françoise Franjou, Le Devoir de Mémoire de Benjamin Vasapolli, Le Veilleur de Michel Giuliano ou encore Lei Rore ei Aiga de Mireille Rouvier : autant de créations qui dialoguent avec les paysages, l’histoire et les légendes locales. Des installations à découvrir au gré d’une randonnée, pour ajouter une touche de poésie à l’effort physique.
Cette semaine dans le Var, il y a de quoi nourrir l’esprit, le corps et le cœur. Que l’on soit amateur d’art, passionné de science, soucieux de solidarité ou simplement en quête de dépaysement, les propositions sont là, variées et engagées. Et si le vrai luxe, finalement, était de prendre le temps de les explorer ?
Pour en savoir plus
- Balades aux musées
- Karim Zitouni Exposition
- Visite du Musée sensoriel des abeilles et de l'apiculture
- Grand Slam Français
- Semaine Bleue à La Cadière
- La semaine bleue
- Histoire et Société - RDV thématique
- Dia-conférence : chagall, de notes et de couleurs
- Journées des Aidants
- Conférence - Aux origines gestuelles du langage : que nous disent nos cousins les primates ?
- "La Grotte des Fées" de Françoise Franjou
- "Le Devoir de Mémoire" de Benjamin Vasapolli
- "Le Veilleur" de Michel Giuliano
- "Lei Rore ei Aiga" de Mireille Rouvier