Le Var en mouvement : quand l'art, le ciel et la terre se répondent
7 septembre 2026 · La rédaction de Sortir en Provence-Alpes-Côte d'Azur · Var
Cette semaine, le Var se transforme en une scène où se croisent les trajectoires du vent, les éclats de rire et les silences des toiles. Pas besoin de chercher bien loin pour sentir que quelque chose d’un peu magique est en train de se jouer, entre les collines de Gassin, les pistes de Fayence et les ruelles animées de Sainte-Maxime. Loin des cartes postales figées, c’est un territoire qui vit, qui respire, et qui invite à lever les yeux – vers le ciel, vers les autres, ou simplement vers soi.
Quand le ciel devient une arène
Si vous n’avez jamais vu un planeur dessiner des figures dans l’azur comme un danseur défiant la gravité, le Championnat du Monde de Voltige 2026 à Fayence est l’occasion de combler cette lacune. Onze pays, des pilotes qui transforment le vide en une partition aérienne, et ce site de l’aérodrome de Fayence-Tourrettes, posé entre les oliviers et les crêtes des préalpes. Ce n’est pas qu’un spectacle : c’est une leçon d’humilité devant la maîtrise technique, et une façon de redécouvrir un paysage que l’on croyait connaître. Les vols ont lieu le 2 septembre, mais l’émotion, elle, reste bien après que les appareils ont atterri.
Gassin, ou l’art de marier l’élégance et la poussière
Le même week-end, le Haras de Gassin accueille deux tournois de polo qui valent le détour, ne serait-ce que pour l’ambiance. Le Women Polo Series et l’Open du Soleil, le 3 septembre, ne sont pas de simples compétitions : c’est une plongée dans un univers où les chevaux galopent sur un tapis de sable fin, où les maillots immaculés contrastent avec les ombres des pins parasols, et où l’on sirote un verre en regardant des athlètes manier leur mallet avec une précision chirurgicale. Le haras, niché dans un écrin de verdure, est déjà un lieu à part – mais ces jours-là, il devient le théâtre d’une élégance décontractée, presque inattendue dans ce coin de Provence où le luxe se vit souvent sans ostentation.
Un coup de cœur : les murmures de Martin Zwobada
Parmi les propositions de la semaine, une exposition retient particulièrement l’attention : celle de Martin Zwobada, à Sainte-Maxime, à partir du 7 septembre. Ce n’est pas seulement parce que son travail explore les liens entre art et handicap – même si cette dimension ajoute une profondeur rare à ses créations. C’est surtout parce que ses œuvres, à la fois peintures et sculptures, semblent habitées par une forme de silence éloquent. Zwobada ne représente pas le monde : il le réinvente, en donnant à la matière une vie presque organique. Ses couleurs ne crient pas, elles chuchotent, comme si chaque toile était une confidence. Une visite à ne pas faire en coup de vent, mais en prenant le temps de se laisser surprendre par ces mondes intérieurs qui, paradoxalement, parlent à tous.
Draguignan et Sainte-Maxime : quand la culture se fait accessible
À Draguignan, le Pressing Comedy Club propose une soirée stand-up le 4 septembre, avec un plateau de nouveaux talents. L’entrée est gratuite (seule une réservation à 2€ est demandée), ce qui en fait une sortie sans pression, idéale pour ceux qui aiment rire sans se prendre au sérieux. Plus tard dans la semaine, Sainte-Maxime mise sur la musique avec les Jeudis Live en Ville le 10 septembre : trois lieux, trois groupes, trois ambiances, de 18h à 21h. Une formule qui permet de flâner d’un concert à l’autre, un verre à la main, en profitant de ces soirées d’été qui s’étirent doucement.
Et si on prenait le temps de regarder ailleurs ?
Entre deux événements, le Var offre aussi des pépites plus discrètes, à visiter sans hâte. La Grotte des Fées à Châteauvieux, imaginée par Françoise Franjou, est l’une de ces curiosités qui donnent envie de s’écarter des sentiers battus. Moins connue que les gorges du Verdon, elle mérite pourtant le détour pour son atmosphère mystérieuse et son travail artistique qui dialogue avec la roche. Dans le même esprit, les œuvres de Benjamin Vasapolli à La Martre ou de Mireille Rouvier à Brenon rappellent que l’art contemporain a toute sa place dans ces villages où le temps semble suspendu. Quant à Le Veilleur de Michel Giuliano, au Bourguet, c’est une sculpture qui interroge, comme son nom l’indique, et qui mérite qu’on s’arrête un instant pour en saisir le sens.
Cette semaine dans le Var, il n’y a pas de recette toute faite pour en profiter. Que l’on soit attiré par les exploits aériens, les rires qui fusent dans une salle de spectacle, ou les silences des galeries d’art, une chose est sûre : le département a cette capacité rare à surprendre, sans jamais forcer le trait. Il suffit de se laisser porter.
Pour en savoir plus
- Exposition 2026 - Delorme Andréa
- Championnat du Monde de Voltige 2026
- Tournoi de polo - Women polo series
- Tournoi de polo - Open du soleil
- Le Pressing Comedy Club - SOIREE STAND-UP
- Exposition art et handicap – Martin Zwobada
- Visite guidée de la tour carrée – maison des traditions
- Jeudi Live en ville
- Formation au Protocole d’Entraînement aux Habiletés Parentales
- Repas couscous
- "La Grotte des Fées" de Françoise Franjou
- "Le Devoir de Mémoire" de Benjamin Vasapolli
- "Le Veilleur" de Michel Giuliano
- "Lei Rore ei Aiga" de Mireille Rouvier