Top 7 des parcs et jardins à explorer dans les Alpes-de-Haute-Provence
21 septembre 2026 · La rédaction de Sortir en Provence-Alpes-Côte d'Azur · Alpes-de-Haute-Provence
Entre collines arides et vallées verdoyantes, les Alpes-de-Haute-Provence cachent des jardins où l’histoire, la botanique et l’art de vivre se mêlent sans ostentation. Voici sept espaces où la nature se laisse apprivoiser, chacun avec une personnalité bien à lui.
1. Jardins des papillons – Saint-Vincent-sur-Jabron
Ici, ce n’est pas la main de l’homme qui domine, mais le ballet des ailes. Niché dans un vallon discret, ce jardin a choisi de laisser la place aux lépidoptères locaux : pas de serres climatisées, mais des plantes indigènes qui attirent les espèces sauvages. On y observe les papillons comme on épierait des voisins, sans filet ni vitrine, juste en se fondant dans le paysage.
2. Jardin de l’abbaye de Valsaintes – Simiane-la-Rotonde
Perchée sur un plateau battu par les vents, cette abbaye cistercienne a troqué ses vignes contre des rosiers anciens et des plantes médicinales. Le jardin, conçu comme un cloître à ciel ouvert, joue avec les contrastes : les pierres grises des murs côtoient des massifs aux couleurs vives, et l’odeur de la sauge officinale se mêle à celle, plus âcre, de la terre sèche. Un lieu où le silence n’est rompu que par le grattement des outils des bénévoles qui entretiennent les lieux.
3. Les jardins de Vives-Eaux – La Brillanne
À deux pas de la Durance, ces jardins ont l’allure d’un domaine privé qu’on aurait oublié de fermer à clé. Pas de parterres géométriques ici, mais des allées sinueuses bordées de lavande, de figuiers et de vieux mûriers. Le clou ? Un bassin où nagent des carpes koï, héritage d’un ancien propriétaire passionné d’Extrême-Orient. L’ombre des arbres y est si dense qu’on en oublierait presque la chaleur estivale.
4. Jardin des Cordeliers – Digne-les-Bains
En plein centre-ville, ce jardin est une anomalie : un carré de verdure où les Dignois viennent lire ou pique-niquer entre deux courses, comme s’ils avaient besoin de se rappeler que la nature existe. Les plates-bandes, soignées mais sans excès, accueillent des plantes aromatiques et des fleurs locales. Le plus surprenant ? Le mur végétalisé qui longe la rue, une tentative discrète de rafraîchir l’air en été, sans fanfare ni technologie.
5. Jardin Gallo-Romain – Sisteron
Ici, pas de reconstitution tape-à-l’œil, mais une évocation sobre de ce que pouvait être un jardin antique : des carrés de plantes utilitaires (médicinales, tinctoriales), des treilles supportant des vignes, et des allées rectilignes qui rappellent l’ordre romain. Le tout surplombe la Durance, offrant une vue plongeante sur les eaux turquoise du fleuve. Un lieu où l’on comprend que les Romains cultivaient autant le beau que l’utile.
6. Jardins du prieuré de Salagon – Mane
Salagon est un lieu de savoir autant que de beauté. Ses cinq jardins thématiques (méditerranéen, des simples, des temps modernes…) racontent une histoire des plantes et des hommes. Le plus marquant ? Le jardin ethnobotanique, où chaque espèce est choisie pour son usage traditionnel en Provence : de la garance pour teindre les tissus, de l’absinthe pour les liqueurs, ou de la rue officinale, autrefois utilisée comme anti-pesteux. Un musée vivant, où l’on touche, sent et goûte.
7. Jardin du couvent des Cordeliers – Forcalquier
Ce jardin est un hommage à la persévérance. Autour d’un couvent du XIIIe siècle, les franciscains ont patiemment domestiqué un terrain en pente, créant des terrasses où poussent oliviers, lavande et plantes aromatiques. La vue sur la montagne de Lure, en toile de fond, donne l’impression d’être au bout du monde. Et pourtant, on est à deux pas de la place centrale de Forcalquier, où les cafés bruissent de conversations en provençal.